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04
févr.

L'importance de l'art de vivre en séminaire Posté par Muriel Jaouën

L'importance de l'art de vivre en séminaire
On ne convoque pas ses salariés ou ses collaborateurs en séminaire. On les invite. Raison de plus pour bien s’y comporter.

Longtemps, les séminaires d’entreprise ont été réduits à leur plus simple expression : une réunion de collaborateurs invités à participer à deux ou trois réunions de travail, à écouter le discours de la hiérarchie avant de partager un repas. Peu importait alors le cadre. Une salle en sous-sol pouvait à la limite faire l’affaire. Dans les années 90 sont apparues les formules reposant sur des ressorts psychologiques : “team building” (cohésion d’équipe), “team development” (renforcement d’équipe), “incentive” (stimulation). Les séminaires d’entreprise ont alors pris leurs quartiers à l’extérieur.

Le cadre de travail, point clé du séminaire

Aujourd’hui, la tendance est à des formules à la fois raccourcies (un jour, deux jours grand maximum), conjuguant efficacité de la réflexion collective et agrément de la rencontre. « Non seulement le cadre de travail devient essentiel, mais il doit dépasser sa simple fonction de décor pour devenir un acteur à part entière de la dynamique que l’on cherche à établir. A cet égard, tout a de l’importance : ce que l’on voit, ce que l’on sent, ce que l’on ressent, ce que l’on entend », explique Antoine Costes, consultant chez Séménia, cabinet spécialisé dans le management du changement.

Mais au-delà du lieu, le séminaire s’affirme de plus en plus souvent comme un cadre propice à l’expression d’un certain savoir-être. Pour Marie-José Bourbier, propriétaire du Moulin de la Forge, « la convivialité est primordiale. Les gens se sentent dans nos lieux de séminaire comme chez eux. Ils se servent à boire, à manger, ils discutent ensemble. Cela crée des moments informels de grande qualité. C’est d’ailleurs là notre concept premier : le « comme à la maison », la chaleur d’une maison amie, voilà ce que l’on veut être ».

Théâtralisation du savoir-être

Pascale Viallard, directrice de La Belle Ecole, société spécialisée dans la promotion de l’art de vivre “à la française”, pointe ici une tendance lourde. « Sans doute s’agit-il d’une protection contre la crise et d’une réaction à la montée des incivilités dans la société : les entreprises sont de plus en plus nombreuses à vouloir favoriser la pratique des bons usages. Or, le séminaire est un lieu idéal de théâtralisation de l’art de vivre.»

Ainsi, une direction ne convoque plus ses salariés ou ses collaborateurs en séminaire. Elle les invite. Et lorsqu’on invite, on doit intégrer certains codes de conduite. Codes vestimentaires, bonnes manières, politesse élémentaire… Pour Pascale Viallard, rien que du bon sens. Mais ce qui importe par-dessus tout, à ses yeux, c’est de ne mettre à aucun moment les participants en situation de difficulté. « Je suis toujours réservée sur les activités d’outdoor à dimension physique ou sportive. Ou sur les soirées thématiques, a fortiori déguisées. Le savoir vivre, c’est savoir ne rien imposer à ses invités ».

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