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05
févr.

Portrait de la famille Bourbier Posté par Ava Eschwège et Aurélie Charpentier

Portrait de la famille Bourbier
Le Moulin de la Forge, une histoire de famille
Plus qu’un lieu de séminaires, le Moulin de la Forge est avant tout le coup de cœur d’une famille. Celui du couple Bourbier et de ses trois enfants.

« C’est la maison où je suis née », commence Marie-José. Ses parents agriculteurs y vivent alors en location. Mais rien ne pouvait laisser présager qu’elle pourrait en devenir un jour l’heureuse propriétaire avec son époux Patrice ! Amoureux de ce lieu, ces deux citadins nourrissent un rêve… qui devient réalité en 1990. « Lorsque nous avons repris le Moulin, je n’y croyais pas !, souffle Marie-José. C’est Patrice qui y a vraiment cru. »

Le Moulin de la Forge devient alors le point d’ancrage de la famille Bourbier. Ingénieur agricole de formation, Patrice, qui travaillait jusque-là dans la banque, a plein de projets en tête. Restaurer le Moulin bien-sûr, mais également redonner vie à la nature environnante, mise à mal par l’agriculture céréalière intensive. Tout commence par la réintroduction d’étangs, présents il y a 200 ans dans ce paysage campagnard. Puis, petit à petit, le temps des week-ends, les 45 hectares de leur nouvelle propriété reprennent leur beauté d’autrefois : 10 000 arbres sont replantés dans les bois environnants, les biches y sont réintroduites, ainsi que les cerfs et les chevaux, des arbres fruitiers voient le jour…

« Nous étions alors déjà sensibles à la nature et au retour aux sources », explique Patrice. Précurseurs sans le savoir, ni sans le faire savoir d’ailleurs, les époux Bourbier décident d’emblée de se chauffer uniquement avec une pompe à chaleur. Cette période de réhabilitation, Marie-José s’en rappelle avec nostalgie : « C’était toujours un bonheur d’arriver le week-end avec les enfants, de sentir l’odeur de l’eau en franchissant le pont… ».

Sentir la maison habitée

L’idée d’y créer une activité de séminaires germe seulement après la restauration des deux premiers bâtiments. Pour aller au bout de leur projet, ils ont besoin de davantage d’argent. Ils décident donc de proposer leur précieux lieu aux entreprises afin qu’elles y organisent des séminaires, tout d’abord avec huit chambres - dont la leur ! - puis avec 45 chambres jusqu’en 2003. « Nous aimons sentir notre maison habitée, glisse Marie-José. Et nous avons la chance de recevoir des clients qui aiment y vivre. » Auchan sera leur premier client. Puis le bouche à oreille aidant, les Bourbier doivent constamment refuser du monde. Frustrant.

Commence alors la longue quête d’un deuxième site, aussi magique que le premier. Ils trouvent finalement leur bonheur avec le Manoir des Brumes. Une ancienne commanderie des Templiers qui plonge d’emblée les visiteurs dans l’Histoire. Ce sera leur second coup de cœur. Viendra ensuite le Domaine de Rebetz en 2007, un lieu dédié aux séminaires et au Golf. Pas de doute, les Bourbier ont su saisir les occasions qui se présentaient à eux et « forcer un peu le destin ».

Redonner une âme aux lieux

Surtout, Marie-José et Patrice ont réalisé leur rêve : redonner une âme à des lieux remplis d’histoires. Parce qu’ils n’avaient pas d’objectifs financiers ni marketing, ils ont su doter leurs trois domaines d’un cachet naturel et authentique. En outre, pour faire vivre ces trois lieux, ils ont eu à cœur d’embaucher des personnes de la région et de les former, afin de participer au développement local. Et ils ont bien fait. Preuve s’il en fallait, le bonheur de leurs clients, sensibles à la qualité d’accueil. Marie-José et Patrice se plaisent d’ailleurs à dire que c’est là la clé de leur succès : « Nous sommes partis du besoin de nos clients plutôt que d’imposer les règles apprises du métier ». Le couple a également un autre sujet de satisfaction. Et non des moindres puisqu’il s’agit de l’engagement de leurs trois enfants à leurs côtés ! « Ils sont tous les trois très attachés aux valeurs de l’entreprise et entendent bien la faire vivre », soulignent-ils en chœur.

Patrice aime à citer Jean Giono : « Ici, c’est autre chose que loin, c’est ailleurs. » Et, de fait, il n’y a pas besoin d’aller à l’autre bout du monde pour se ressourcer. Au Moulin de la Forge, à seulement quelques encablures de Paris, le visiteur se trouve d’emblée plongé dans un univers apaisant, propice aux séminaires en toute sérénité. Il suffit de passer le petit pont en pierre enjambant la rivière pour s’y sentir déjà comme chez soi… et en même temps ailleurs.

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